Publié : 25 février 2025 à 12h04 par Stéphane Jacquemin

Le PNR de l’Aubrac veut protéger ses forêts anciennes

Elles sont un rempart contre le changement climatique, alors le Parc Naturel Régional lance un appel en direction des collectivités pour identifier les parcelles abandonnées.

Crédit : © B.Grenen

Les forêts « anciennes ». Elles représentent plus d’un tiers des forêts de l’Aubrac , des forêts âgées entre 150 et 200 ans, avec parmi-elles, des forêts matures, peu ou pas exploitées et toutes ont un fort potentiel d’accueil de la biodiversité.


 


Un tiers des forêts du PNR de l’Aubrac


On les trouve dans les secteurs difficilement accessibles, les boraldes, les gorges de la Truyère, leurs bois morts sont un vivier de biodiversité protecteur.


« Les forêts anciennes et matures, donc les « vieilles forêts » comme on les appelle, abritent une biodiversité spécifique aux forêts anciennes » précise Marieke Paardekooper, chargée de mission Forêt au PNR de l’Aubrac


 



Exemple : « Dans un arbre mort, on va trouver des milliers de petits organismes, des petits insectes et des bactéries et des champignons qui vont aider à dégrader le bois mais qui vont aussi aider à se battre contre les parasites. Toute cette biodiversité, elle va aider à lutter contre les parasites qui vont, entre guillemets, tuer nos forêts  ».



 



« À côté de ça, ça va améliorer la litière de la forêt et améliorer le stockage en eau. En fait, le bois mort c’est comme des éponges : ça retient beaucoup d’eau et ça conserve plus d’humidité aussi ».



 


Un appel lancé en direction des collectivités


Alors le Parc Naturel Régional de l’Aubrac cherche aujourd’hui à les identifier et à les protéger. Un appel est lancé en direction des collectivités pour identifier les parcelles abandonnées considérées comme des « biens vacants et sans maîtres »


L’idée est de les protéger car comme l’explique Marieke Paardekooper, elles sont une vraie richesse.



« On aimerait bien travailler avec les collectivités pour identifier ces biens « vacants et sans maîtres » pour que moi ensuite, en tant que chargée de mission forêt, je puisse aller voir si ces forêt sont matures, si elles ont un intérêt pour la biodiversité et si elles le sont, qu'est-ce qu'on peut faire pour les gérer de façon à ce que cette forêt mature soit préservée ?



 



« Ça va nous permettre de les protéger parce que vu que le cycle de la forêt est très lent (plusieurs centaines d'années, voire même pour certains plusieurs milliers d'années), si on fait en sorte qu’elles soient protègées maintenant, les chances que cette forêt soit rasée seront diminuées dans le futur. »



 


Si des communes veulent faire ce travail avec le Parc et ses partenaires, les SAFER et les associations des communes forestières, elles peuvent contacter Marieke Paardekooper, chargée de mission Forêt, filière bois : 07 57 00 21 04.