Publié : 24 mars 2025 à 18h50 par Simon Depuydt
Quelles sont les 12 "pépites industrielles" aveyronnaises lauréates du plan France 2030 ?
La préfecture de l'Aveyron vient de présenter les 12 lauréats départementaux de France 2030, un plan d’investissement de l’État pour participer à la reconquête industrielle du pays.
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Douze entreprises aveyronnaises font parties des lauréats du programme France 2030, un plan d’investissement massif dans les technologies innovantes. Au total, dans le département, cela représente 8,5 millions d'euros de subventions et d'avances remboursables pour les entreprises sélectionnées.
L'industrie, mais aussi l'environnement
En matière d'innovation, l'un des lauréats attire l'attention avec un projet original. L'entreprise SEFEE, à Saint-Affrique, est spécialisée dans le câblage électrique pour l'aéronautique, et Airbus notamment. La société dirigée par Jean-Luc Giguet travaille surtout sur un projet ambitieux, celui de remettre au goût du jour le ballon dirigeable.
On travaille pour la start-up Flying Whales, qui a un projet de dirigeable de très grande taille :200 mètres de long et une quarantaine de mètres de diamètre. Il sera capabale de se déplacer jusqu'à une vitesse de 100 km/h, et en portant des charges allant jusqu'à 60 tonnes pour le transport de bois, accéder à des bases spatiales, à des archipels, pour les desservir en nourriture ou en soins par exemple.
Parmi les lauréats, beaucoup sont issus du milieu industriel et sont répartis dans tout le département.
L'entreprise ATS Laser, à Lioujas, sous-traitante chaudronnerie, pour l'aéronautique et la serrurerie. L'entreprise est en train de construite une usine nouvelle génération à Olemps et prévoit de recruter 70 salariés supplémentaires.
L'entreprise Auglans, à Millau, qui construit, répare et sécurise des ouvrages d'art comme des ponts, des passerelles et des tunnels. L'entreprise a travaillé sur un projet de tunnel à Tournemire (31) pour l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, sur la gestion des déchets radioactifs.
L'ESAT "Les Ateliers du Vallon", qui accueille 74 personnes en situation de handicap. L'établissement est spécialisé dans la fabrication et le montage de matériel électrique, le câblage, la chaudronnerie, la tôlerie, etc. L'ESAT peut investir dans une nouvelle machine de découpe laser.
L'entreprise Molenat Bois, à Aubin, qui fabrique et pose des menuiseries extérieures bois sur mesure. Considérée comme "exemplaire en matière de respect de l'environnement", l'entreprise peut ainsi financer son projet d'automatisation de sa ligne d'assemblage.
L'entreprise Aeroservices Guépard, à Toulonjac, spécialisée dans la fabrication de petits avions de type ULM. L'entreprise se penche sur la fabrication d'un ULM électrique, une première en Europe.
L'entreprise KMP, à Olemps, experte dans l'usinage de pièces mécaniques de haute précision pour l'aéronautique et l'automobile, et Alpine notamment. L'entreprise agrandit sa production avec de nouvelles machines, pour faire face à la concurrence des pays asiatiques et automatiser une partie de sa production.
L'entreprise CBU Granits, à Maleville, spécialisée dans la taille, le façonnage et le finissage de la pierre, pour les cuisines et salles de bains. L'entreprise peut agrandir son site de production.
L'entreprise MB Usicap, à Boisse-Penchot, experte dans l'usinage de précision, qui travaille pour Figeac Aero notamment. L'entreprise pourra moderniser son parc de machines pour être plus compétitive et aller chercher d'autres marchés.
L'entreprise Lavayssière, à Capdenac-Gare, spécialiste de l'aménagement spécifique des équipements industriels en acier, inox et aluminium. L'entreprise peut agrandir son site de production et acquérir de nouvelles machines.
L'entreprise Point Bâches et Stores, à Rodez, qui confectionne des toiles sur mesure pour les professionnels et les particuliers, parmi les leaders français dans le secteur des tissus techniques. L'entreprise veut construire un nouveau bâtiment.
Enfin, une femme sort du lot. Sophie Piton ne vient pas vraiment parler d'industrie, mais de forêt. Elle représente le bureau d'études IFE et le projet du groupement forestier Silva, à Saint-Sernin-sur-Rance.
C'est un projet modeste, 9 hectares, qui était nécessaire pour le groupement forestier que j'accompagne, parce que les peuplements auraient dû durer 30 années de plus, mais à cause de problèmes sanitaires liés au réchauffement climatique, on a dû anticiper la coupe des arbres. Donc maintenant, on a changé d'essences, on a fait des mélanges d'essences et on espère que ce qu'on vient de planter tiendra 70 ans de plus. Le bois quand il sera sciable, il va alimenter les industries de la filière bois, pour de la charpente traditionnelle ou de la charpente industrielle, donc je ne suis pas complétement déconnecter du monde de l'industrie, mais je suis vraiment tout en haut de la chaîne.